15/12/2009

PLAIDOYER. Encre de Chine & crayon.

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PLAIDOYER

Marchons vers le lointain
Loin du vide
Loin du temps
Loin des camisoles atmosphériques
Marchons droit devant
Vers le méconnu
Hors de nous visqueuse économie
Hors de nous larmes faméliques
Hors de nous vertu ambiguë
Marchons sans tomber
La route sera pénible, épineuse
Rocambolesque
Tel est le prix de la quiétude inextinguible

L'exode de la raison
Méthodologiquement abordée
Nous injecterons d'inamovibles paradoxes
Pour que la loi et les règles s'effacent
Pour que les saintes inquisitions implosent
Eteignons ces lamentables visions
Dorénavant, nous n'aurons plus d'angoisses
La lumière jaillira en mille cascades
Juste pour nos yeux entremêlés
Soutenant les mélodies intemporelles
Feignant les rages polymorphes
Limitant le cercle infantile

Soulevant le cri de l’athéisme
Défenestrant le régent de la globalisation
Nous retrouvons les hérétiques
Paupérisation absurde
L'égalité sera la seule doctrine anti-dogmatique
Nous y veillerons éternellement
Les mots et le langage en plus
L'inaccessible imperfection sera enseignée
L'amour aussi
L'ivresse avec

La poésie aussi

La libre pensée avec
La désobéissance en plus

La désobéissance en plus
Les rêveries sûrement
La négritude aussi
La gratitude jamais
Nous y veillerons inlassablement
Après le sommeil des fous

Après l’enclavement des boursicoteurs  
Enfilons nos valises...

Texte: Stéphane Mansy - Encre: Sandro Baguet.

Stéphane Mansy est comédien (Studio-Théâtre). Il s'est mis à l'écriture et une première pièce, intitulée Espèce d'Idylle, voit le jour en novembre 2000. D'autres réalisations suivront: Intrusion, Les Cartables Lacérés, Fermez les yeux, ... éditées aux Editions du Cerisier (Cuesmes, Belgique).

11:46 Écrit par SB dans les encres | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

07/12/2009

LE MENEUR D’OISELLES. Acrylique 100/70 - 2009.

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LE MENEUR D’OISELLES

 

Baguet

mène ou retient

ses filles

à l’huile et aux pinceaux

 

Il danse à leurs surfaces

à leurs abîmes

à leurs chemins d’étoiles

je le suis en confiance

 

j’ignore ce qu’il leur chante

tandis qu’il les peint

je ne sais comment

il s’envoûte d’elles

quelles magies

quels coulis de miroir

s’échangent

entre le geste et la pose

je le suis en confiance

 

j’ignore quelles vendanges

entre les anges

et le dompteur de vignes

règlent l’ordre du sang

et le parfum du vin

je le suis en confiance

 

Baguet

croise avec ses sœurs

des armes de paix, de flanelle et d’amour

il a le goût des fleurs

des ibis et des filles

la main faite aux argiles humaines

et son moulin intime

brasse des hémorragies

je le suis en confiance

 

Baguet mène et retient ses filles

elles infusent en lui

et dilatent dans son vitrail ouvert

des résilles de soleil

 

J’entre dans sa galerie

comme un mineur dans l’aube

 

 

Tableau : Sandro Baguet

Poème : DL Colaux

 

13:31 Écrit par SB dans Les acryliques | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |